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La galerie Lympia, espace culturel départemental du port de Nice, est composée de deux bâtiments : l’ancien bagne et le pavillon de l’horloge...

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Une restauration pour un nouveau souffle

Le bâtiment du bagne

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L’ancien bagne du port de Nice est un édifice construit entre 1750 et 1752.  La façade est constituée d’arcades percées de portes ou de baies, l’espace intérieur se présente en  un seul volume couvert d’une voûte en berceau et l’ensemble est fermé par une terrasse en pierre. A partir de 1826 puis de 1836, le bagne sera flanqué de deux pavillons pratiquement symétriques : au nord, l’actuel pavillon de l’Horloge, au sud le pavillon du Bagne aujourd’hui disparu. L’ensemble constituait la caserne Lympia.

Aujourd’hui, la façade concernée par le projet est constituée de six arcades dans la continuité de celles du Pavillon de l’Horloge. La façade et la terrasse sont protégées au titre des Monuments Historiques depuis 1943.

Le bâtiment du bagne est un édifice assez simple et pourtant chargé d’une aura particulière que le projet a voulu conserver. Les architectes se sont attachés, dans un premier temps, à restaurer les éléments caractéristiques du lieu et de son histoire : la voûte en berceau, les bat-flancs en pierre et en terre cuite qui servaient de paillasse pour dormir aux forçats, la circulation centrale en pierre, les volets intérieurs fermés par de grandes barres de fer, les barreaudages renflés, la façade en pierre… Les portes en bois à gonds inversés d’origine ont été conservées pour assurer la fermeture extérieure du bâtiment. Leur mécanisme de fermeture est impressionnant et témoigne bien du souci de sûreté qu’imposait la fonction du bâtiment.

Ensuite, et sur un programme du Département des Alpes-Maritimes maître d’ouvrage de l’opération, un aménagement scénographique permettant plusieurs scenarii d’exposition tout en s’appuyant sur l’architecture existante a été réalisé : les parois sont partiellement doublées d’une peau en acier brut micro perforé pour permettre des présentations sur cimaise ; les bat-flancs servent de support aux vitrines fermées pour des expositions plus ciblées ; l’espace se dilate ponctuellement pour laisser la place à des expositions sur pied ; enfin, l’espace se rétrécit pour au contraire laisser le visiteur presque seul face aux œuvres.

Sans perdre le volume existant, une modularité de l’espace a été mise en place par la création d’une imposante porte pivotante en bois vieilli identique au bois des volets et des portes d’origine. Cette porte-paroi, une fois fermée,  permet de créer un espace isolé servant à la projection ou aux réunions. En position ouverte, elle permet d’étendre la surface d’exposition jusqu’à l’extrémité nord de la galerie.

Le mobilier en métal brut identique aux parois micro perforées a été dessiné spécifiquement pour la galerie. Il est mobile pour permettre de s’adapter aux différentes scénographies.

Les aménagements se sont étendus jusqu’aux abords immédiats de l’ancien bagne : le parvis a été restitué en pavés de pierre jusqu’au pavillon de l’Horloge permettant ainsi de libérer la façade de l’ancien bagne des stationnements anarchiques et de le mettre en valeur. D’une largeur de 6 mètres, ce parvis correspond à l’ancienne cour du bagne autrefois délimitée par un haut mur aveugle.

Sous le parvis, un local technique enterré a été construit pour recevoir l’ensemble des machines de production d’énergie servant au contrôle hygrométrique de la galerie ; seul un petit édicule habillé de bois émerge en surface pour permettre les sorties et prises d’air.

Enfin, un ensemble de luminaires permet la mise en lumière de la façade et l’animation visuelle du site par le biais de jeux d’éclairage et/ou de projections animées sur le parvis et depuis un mât spécifiquement dédié à la nouvelle galerie d’exposition du port de Nice.

Cliquez ici pour connaître les acteurs...

  • Maitre d’ouvrage : Département des Alpes-Maritimes

  • Maitre d’œuvre : Le Transfo / Martin-Ricci Architectes (Sophie Tramonti, Guillaume André, Jean-Paul Minniti)

  • BET structure et fluides : OTEIS sudequip  

  • BET acoustique : ECF acoustique

  • Conception lumière : Speeg + Michel

  • Entreprise maçonnerie – GO – VRD : SMGB

  • Entreprise de restauration : SMBR

  • Menuiserie bois : Paul Lanteri

  • Serrurerie : Cappellini

  • Electricité : Europ’Elec

  • Plomberie – CVC : Hydro-Therm

 

 

Un projet qui se poursuit avec l’aménagement du Pavillon de l’horloge…

Il ne subsiste  des deux élégants bâtiments qui flanquaient  l’édifice initial servant de bagne,  que le  pavillon de l’horloge. A la Restauration, après  l’épidémie de choléra de 1835, l’administration sarde se préoccupa, en effet, d’améliorer les conditions de vie des bagnards et du personnel pénitentiaire.  Deux bâtiments furent alors  construits sur la plate-forme que constitue le rez-de-chaussée afin d’accueillir l’administration et les logements du personnel du bagne.

En 1826, fut érigé le « pavillon de l’horloge », où se trouvait notamment le lieutenant commandant le bagne. Un escalier intérieur fut alors aménagé, permettant de faire communiquer facilement le 1er niveau avec le rez-de-chaussée.

Entre 1836 et 1840, fut construit le « pavillon du bagne », où étaient logés les garde-chiourmes et une infirmerie, aujourd’hui disparu.

Une réhabilitation totale du Pavillon de l’horloge est en cours. Elle permettra d’accroitre considérablement la capacité d’accueil de la galerie Lympia. A l’issue de cette restauration, au premier étage, donnant sur la terrasse et sur le port, seront aménagés un accueil-boutique et une grande salle d’exposition attenante ; à l’étage supérieur deux salles d’exposition seront créées. Enfin,  une partie du dernier étage sera occupée par l’administration, la partie restante offrira un espace propice au multimédia.

Les travaux actuellement en cours se termineront  début avril 2017 et ce seront 150 m² qui seront ainsi rendus disponibles soit pour compléter la capacité de la Galerie principale, soit pour accueillir des expositions indépendantes.