Histoire du port

Depuis la préhistoire, en passant par la Belle époque, le port de Nice est un site emprunt par la richesse de son patrimoine. Un lieu chargé d'histoire que nous vous invitons à découvrir lors d'un voyage en 19 étapes...

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Découvrez 19 sites remarquables autour du port de Nice

C'est en 1749, que le roi de Sardaigne, duc de Savoie et prince du Piémont Charles-Emmanuel III, décide de creuser un port de commerce à Nice dans un site marécageux près de l’embouchure du torrent Lympia.

L’ouverture aux navires marchands se fait le 22 novembre 1752, mais l'histoire du port ne commence ni ne s'arrête à ces dates. 

Vous pouvez, encore aujourd'hui, y découvrir des lieux chargés d’histoire...

Le Département des Alpes-Maritimes vous invite à une promenade sur le port de Nice, ce site remarquable cher au cœur des Niçois, et ses environs immédiats.

Les lieux remarquables autour du port

La caserne Lympia vers 1750-1826 - Quai Entrecasteaux

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Baptisé Lou barri lonc par les Niçois, cet édifice est facilement reconnaissable par son clocheton à horloges. Son histoire commence en 1750, avec les travaux du port Lympia. Des magasins voûtés sont alors construits pour abriter le matériel de creusement (c’est l’actuel rez-de-chaussée en pierre de taille) puis utilisés comme bagne. À partir de 1826, la monarchie sarde y réalise d’importants travaux pour améliorer les conditions de vie des forçats et de leurs gardiens, comprenant notamment la construction de deux pavillons à chaque extrémité du bâtiment : au nord le pavillon de l’horloge (1826), au sud, le pavillon du bagne (1836, démoli en 1937). Servant de prison jusqu’en 1887, l’édifice connaîtra ensuite différents occupants, dont l’armée, d’où il tire son nom actuel.

Les pointus - A partir de 1802 - Quai des deux Emmanuel

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Héritier d’une forme plus ancienne appelée gourse, le pointu est le bateau de travail des pêcheurs niçois. Aujourd’hui, il n’existe plus de chantier de construction mais les 80 pointus niçois restent soigneusement entretenus par leurs propriétaires.

L'escalier monumental 1888 - Quai Cassini

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Cet ensemble monumental, doté d’une fontaine, comprend deux volées d’escaliers. Il permet l’accès au quai Cassini, achevé en 1889 après les travaux d’agrandissement du port décidés en 1867. Il est classé depuis 1991.

Palais Astraudo et Malbéqui XIXe siècle - Place Île-de-Beauté

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Encadrant l’église du port, ces deux immeubles jumeaux ont été construits selon les prescriptions du Consiglio d’Ornato. À l’ouest, le palais Astraudo date des années 1840 ; à l’est, le palais Malbéqui a été réalisé après 1890. Ils sont remarquables par leurs arcades à colonnes doriques, dont les plafonds sont ornés de caissons décorés. Les deux immeubles sont classés depuis 1991.

Notre-Dame-du-Port 1853-1896 - Place Île-de-Beauté

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Dite église Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception.

C’est par lettres patentes, datées du 15 février 1830, que le roi Charles-Félix accorde la construction d’une nouvelle église pour le quartier du port. À la suite de l’écroulement d’un premier bâtiment, une église de style néo-classique, sur les plans de l’architecte Joseph Vernier, est inaugurée en 1853. La façade ne date que de 1896. Elle est classée depuis 1991.

Plaque commémorative de la naissance de Giuseppe Garibaldi 1932 - 2, Quai Papacino

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Cette plaque rappelle la naissance de Giuseppe Garibaldi, héros de l’unité italienne, au quartier du port, le 4 juillet 1807, dans une maison détruite en 1880, à l’occasion des travaux d’agrandissement du port.

Immeuble de la Douane - 4, quai de la Douane

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C’est en 1950 que l’architecte Laugier réalise cet édifice, dans un style néoclassique turinois. La façade principale est inspirée de la place Garibaldi. L’immeuble est composé de trois étages, un soubassement, un étage noble et un attique.

Palais de la Marine entre 1781 et 1784 - 22 quai Lunel

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Inspiré d’un projet de l’architecte de Robilant, cet élégant édifice à portiques était destiné à l’origine à loger le capitaine et les services du port. C’est aujourd’hui la Direction des Affaires Maritimes.

Statue de Charles-Félix 1828 - Quai Lunel

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Cette statue a été réalisée à l’initiative de négociants niçois pour honorer le roi de Sardaigne en 1826, lors d’un voyage à Nice. Charles-Félix avait accepté la proposition à condition qu’elle soit placée à l’entrée du port (place Bellevue). Réalisée selon le dessin de Paul-Émile Barbéris dans un marbre de Carrare, elle est inaugurée le 4 novembre 1828. L’index du roi, tendu vers le port, a été cassé par les Niçois lors d’une émeute en 1853.

La Grue 1937-1956 - Quai Amiral Infernet

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Construite par la société Applevage, d’une capacité de levage de 5 t, cette grue électrique servait au déchargement de la houille sur le bassin du Commerce. Préservée depuis 2000 au titre des Monuments historiques, c’est le dernier témoin de l’outillage du port.

Le monuments aux morts de Rauba-Capeù 1928 - Esplanade Roger-Pierre Séassal

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Précédé par un grand parvis dallé de pierre, flanqué d’un bois sacré, le monument réalisé par l’architecte Roger Séassal mesure 23 m de hauteur. Une niche abrite une urne contenant les restes des 3 655 soldats niçois tombés au champ d’honneur pendant la première guerre mondiale. Le somptueux décor Art déco a été sculpté par Alfred Janniot.

Les lieux remarquables le long du boulevard Franck Pilatte

Le club nautique - 50, boulevard Franck Pilatte

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Fondé le 14 mars 1883, le Club Nautique de Nice rassemblait les passionnés de sports nautiques, notamment étrangers. Il doit sa renommée, dès la fin du XIXe siècle, aux Régates de Nice. En 1925, il s’installe dans un pavillon flottant, construit en béton armé, ancré dans le port de Nice, qui sera détruit en 1944. Un nouveau siège est aménagé en 1952 sur l’épi de la Poudrière.

La Réserve 1875-Années 1940 - 60, boulevard Franck Pilatte

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Immortalisée par les cartes postales, La Réserve était à l’origine un établissement de vente de coquillages transformé en 1875 en restaurant de style italien, avec une rotonde, un belvédère surplombant la mer et une terrasse en forme de voilier aménagée en équilibre sur un rocher proche. Après la deuxième guerre mondiale, l’ensemble est transformé en complexe balnéaire. À proximité se trouvait le Lazaret de Nice, établi après 1657 afin d’accueillir les voyageurs et les marchandises en quarantaine.

Le parc Vigier Milieu du XIXe siècle - 21 boulevard Franck Pilatte

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C’est un vestige du parc de la villa Vigier qui fut bâtie en 1863 par le baron Georges Vigier. Véritable palais de style vénitien inspiré directement de la Ca’d’Oro de Venise (XVe siècle), la villa était entourée d’un parc de 3 ha à la végétation exotique remarquable. Il subsiste de cet ensemble loti en 1967 de beaux alignements de palmiers Phoenix et Washingtonia, âgés de plus de 150 ans.

Le petit séminaire et sa chapelle - 29, boulevard Franck Pilatte

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Édifié à l’initiative de Mgr Galvano en 1842, cet établissement d’enseignement accueillait les enfants des riches familles niçoises. Sa chapelle est consacrée le 3 mai 1891 puis transformée en 1930, sous l’égide de Mgr Rémond, qui lui donne son décor intérieur, exceptionnel, de style paléochrétien et néo-byzantin. Elle a fait l’objet récemment d’une restauration complète. C’est l’un des plus beaux édifices religieux des Alpes-Maritimes.

La grotte du Lazaret - 33 bis, boulevard Franck Pilatte

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La grotte du Lazaret a été signalée pour la première fois en 1821. C’est sous la direction du docteur Alexis Naudot, en mars 1842, que les premières fouilles sont réalisées. Au cours du XXe siècle, le gisement a fait l’objet de différentes campagnes de fouilles conduites, à partir de 1962, par le Professeur Henry de Lumley. La grotte du Lazaret permet de comprendre l’émergence de l’homme de Neandertal. Le site a été occupé durant la période glaciaire entre -190 000 et -120 000 ans. Les recherches ont démontré que ces groupes humains évoluaient dans des paysages contrastés, alternant steppes herbacées et zones boisées. Les hommes du Lazaret vivaient grâce à une chasse spécialisée, en particulier celle du cerf. A ce jour, 28 restes humains ont été identifiés dans le remplissage de la grotte du Lazaret ce qui souligne l’importance du site. Propriété du Département, la grotte fait actuellement l’objet d’un programme de valorisation qui permettra prochainement au public de venir découvrir ce témoin exceptionnel de la Préhistoire dans les meilleures conditions.

La Villa Beau Site Avant 1878-1890-1910 - 17 boulevard du mont Boron

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Cette spectaculaire construction de style néo-pompéien est due à l’architecte Sébastien-Marcel Biasini, sur une commande passée en 1890 par son propriétaire, Achille Larrey. Le jardin est constitué de terrasses descendant jusqu’à la Basse Corniche. Une gloriette, une isba et des rocailles y sont aménagées. Rachetée en 1948 par la harpiste et collectionneuse d’instruments de musique Gisèle Tessier, elle a été léguée à l’Institut de France et est classée depuis 1987.

Le château de la tour du mont Boron Entre 1885 et 1895 - 15, boulevard du mont Boron

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Il est édifié sur une construction plus ancienne, peut-être un moulin à vent. A l’allure médiévale, c’est un édifice au plan original. Son aspect actuel est attribué à l’architecte Biasini qui crée un emboîtement ingénieux de volumes cylindriques à partir de deux tours et d’une troisième de plan carré où il loge l’escalier.

Le château du mont Boron 1858-1862 - 176, boulevard Carnot - 29 avenue Jean Lorrain

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Dit château de l'Anglais.

Construite par le colonel Robert Smith, cette villa, de style indo-troubadour, rappelle les palais des maharadjahs du Rajasthan, mais aussi des forteresses mogholes des XVIe et XVIIe siècles. L’édifice composé de deux tours adjacentes est classé au titre des Monuments Historiques depuis 2000.